Ceci est une petite creepypasta (histoire qui fait peur qu’on se raconte au coin du feu) concernant le jeu Sonic R. Il y a plusieurs versions de cette histoire qui existent sur le web depuis quelques années, cette version est ma version retravaillée pour SEGALEGACY même si elle est fortement inspirée des versions existantes. La première fois que je l’ai entendu, c’était dans un épisode du bureau des mystères.

Qui se souvient de Sonic R, ce jeu de course sortie sur Saturn & PC mettant en scène les héros (mais pas que) de l’univers du hérisson bleu. En plus d’être un premier jeu Sonic en Vrai 3D (certes de la 3D moche mais de la 3D quand même) on a droit, en accompagnement, aux musiques du talentueux Richard Jacques, compositeur que l’on retrouvera plus tard sur OutRun 2.

Bref, cette histoire se déroule en 1997 dans une petite ville américaine. En fin d’après-midi, sur la route pour rentrer du boulot, un père de famille s’arrêta chez un vendeur JV pour acheter le dernier hit de Sega pour la console de son fils acheter quelques mois plus tôt. Après tout, son garçon était plutôt bon élève et il pensait que cela le motiverait pour la fin du trimestre. Vous l’avez deviné, il s’agit de Sonic R.

Le Préado était ravi et excité de découvrir ce jeu course dans l’univers de notre échidné préféré avec son père. D’ailleurs ils y ont consacré une bonne partie de la soirée et de la nuit.

En quelques jours, le garçon progressa, devenant de plus en plus fort et découvrant une bonne partie des subtilités de gameplay. Ayant découvert le jeu avec son paternel, il attendit qu’il soit rentré de son travail pour lui montrer l’étendue de son talent et finir la dernière course en sa compagnie. A ce moment le père savait qu’il avait pris le jeu qu’il fallait pour gâter son fils. « Tiens, qu’est-ce que c’est ?» Demanda-t-il lorsqu’il aperçut un mélange de monstres de Frankenstein et de renard apparaître sur l’écran de la TV familial. Son fils répondit « Tails Doll, mais je n’en sais pas plus.»

Le père était surpris de découvrir ce personnage qu’il n’avait alors jamais vu dans l’univers de la Sonic TEAM. En plus de son aspect des plus étrange avec des coutures ou plutôt des sutures et une fermeture éclair dans le dos, ces grands yeux et sa démarche chaloupante, il se sentait mal à l’aise à sa vue, comme observer. Mais bon l’heure du souper puis du coucher arrivant, l’enfant lâcha sa manette et éteignit sa console pour la soirée.

Le môme au lit, le papa décida de rallumer la machine pour faire quelques courses, histoire de ne pas se mettre minable au prochain affrontement père-fils. Après 2-3 courses, il se rendu compte que quelque chose cloche avec le jeu, surtout dès que Tails doll apparaissait à l’écran. Pour commencer, dès que ce personnage était choisi par la console dans une course, automatiquement, le joueur perdait comme si la poupée de Tails était « bullshiter ». Après, dès qu’il apparaissait sur un des bords de l’écran (droit ou gauche), l’enceinte de la TV ou se situer Tails doll crépitée. Au départ, le père pensait qu’il était simplement mauvais joueur ou que la fatigue jouait sur ses sens, car après une journée de boulot éreintante et la fatigue cumulé des derniers jours, on ne peut pas être concentré à 100 % sur ce qu’on fait. Bref, pour supprimer tous ses doutes, le père sélectionna ce personnage pour une dernière course. Tout se passa bien jusqu’au début du second tour, ou pour essayer de doubler Sonic, il le poussa légèrement dans le décor. À ce moment-là, la Satun planta, image figée, enceinte qui grésille, manette qui ne réagit pas, puis d’un coup, reset de la machine et retour au menu réglage date et heure.

23h approchant, il décida qu’il était temps d’aller dormir car une grosse journée l’attendait le lendemain. Dans la nuit, vers 2h du matin, le père de famille entendit du bruit venant du salon. Tout ceux qui ont un animal de compagnie connaisse par cœur le bruit familier d’un objet qu’on reverse ou qui tombe d’une petite hauteur, les frottements que ces petits mammifères font lorsqu’ils se frottent contre un mur, une porte ou encore le son qu’un chat ou chien fait en sautant ou descendant d’une chaise. Le problème, c’est qu’il n’y avait pas d’animal dans la maison. C’est d’un pas non rassurer que le père descendît les escaliers en longeant les murs. Il eut un soupir de soulagement en arrivant en bas sans rien de constater d’inhabituel. Les fenêtres et portes étaient bien verrouillées et pas de traces d’animaux ou de rongeur prêt des poubelles ou la porte. Cependant il remarqua que même si la TV été éteinte, il vit que la petite led verte de la console été allumé. « Hé merde, j’ai oublié de l’éteindre » dit-il en appuyant sur le bouton mais rien ne se passa. Il insista 2 ; 3 fois avant d’appuyer frénétiquement sur le bouton grille de la 32 bits de SEGA. Il reçut alors une grosse décharge électrique qui le propulsa contre le canapé. Dans le choc sa tête heurta l’accoudoir en bois ce qui fit tomber la télécommande et allumé la TV. Conscient mais dans les vapes et dans l’impossibilité de bougé, il vit alors le visage Tails Dolls se dessiner en gros plan sur l’écran, son regard plongés dans le sien. Au fur et mesure de cette échange silencieux, le père vit apparaitre d’abord un léger sourire puis un rictus se dessiner sur le visage de la poupée. Plus le sourire se dessiné plus la gêne et l’effrois monté dans le corps du père de famille. D’ailleurs, il était tellement concentré sur la grimace du Tails doll qu’il ne remarqua pas tout de suite, le sang qui lui coulé de sous ses yeux devenus quasiment entièrement noir à cause de ces pupilles presque entièrement dilatés. La poupée alors leva les bras et laissa apparaitre des bras recouverts de cicatrices et se mis a gratté l’écran avec ses mains pleine de griffes comme pour vouloir sortir. D’abords doucement comme un chat grattant une fenêtre pour sortir puis de manière de plus en plus frénétique comme une personne prisonnière d’un cercueil. Le père toujours dans l’impossibilité de se mouvoir se pissa dessus de trouille, il essaya pourtant de bouger ou de crier mais seul sa pensé fonctionner, il était comme un prisonnier dans son propre corps.

D’un coup, le verre de la TV se brisa, laissant entrée ce personnage fantomatique dans la maison. Il attrapa le père de famille par les chevilles, le traîna comme un vulgaire sac poubelle jusqu’à la TV et traversa l’écran avec cet homme comme si c’était son prochain repas. Il décida alors de fermer les yeux et de se laisser guider par le destin.

Quand le père rouvrit les yeux, il était dans son lit, son réveil indiqué 2h06. Il se redressa en se frottant énergiquement le visage en se disant que ce n’était qu’un terrible cauchemar, que c’était fini les jeux vidéo le soir et qu’il devait ralentir le boulot car le stress lui jouait des tours. C’était sans compter Tails Doll qui le regardait dormir depuis le seuil de sa porte.

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