Après vous avoir raconté mon histoire avec Out Run, j’ai décidé de partir à la rencontre de nos amis Legaciens pour connaître leurs anecdotes sur ce jeu mythique de SEGA, qui, au final, en a marqué plus d’un d’entre nous… Let’s go !

Sebka

Souvenir Español « Olé »

J’ai découvert Out Run sur une machine dédiée en 1990 dans une salle arcade espagnole, c’était les vacances et j’avais dépensé tous mes pesetas dans les salles de jeux, au grand désespoir de mes parents.

Oh ça n’a pas été l’amour fou, car le jeu d’arcade, plutôt punitif, ne me laissait pas jouer très longtemps, ça allait trop vite ! Je me rappelle justement être à la fois subjugué et énervé contre ce scrolling infini qui laisse l’horizon désespérément loin, mais aussi séduit par cet horizon évolutif qui change sous forme de dégradés très jolis.

Mais honnêtement je préférais mettre mes pièces dans 1942 ou Pang où je devais être plus doué.

Ensuite le grand vide, il faut dire que ces jeux multi parallaxo-épileptoïdes du maître Yu ne m’ont jamais fait fantasmer, bien qu’ils soient remarquables et reconnaissables comme la marque de fabrique du Sega conquérant des années 80.

Mais dans la trilogie des plus connus, Space Harrier, AfterBurner et Out Run , c’est bien Out Run que je préfère.

D’ailleurs après avoir vaguement suivi ces licences au fil des ans, c’est Out Run Online Arcade sur la Xbox360 qui m’a conquis vers 2008, quelle claque ! De pilotage, Sega était vraiment au sommet de son art en jeux de course et aussi claque musicale. Je me suis rendu compte que le Monsieur Suzuki nous laissait un bel héritage et que j’avais quelques lacunes à rattraper. Par ce jeu également que j’ai bien poncé, ce fut le début de parties endiablées en ligne avec quelques fanfarons qui forment aujourd’hui une partie de l’équipe de Sega Legacy.

Man-Jimaru

Un Out Run sans turbo

Ah Out Run, je pense que ça restera le premier titre SEGA que j’ai eu entre les mains, après y avoir joué maintes et maintes fois chez les copains qui avaient la version originale sur Master System ou même en arcade aux cotés de Shinobi. Là où c’est quand même assez terrible c’est qu’au départ cela devait être Turbo Out Run que je devais avoir… je m’explique. A cette époque, je n’avais pas de console de jeux, c’était l’ordinateur uniquement à la maison et donc je jouais sur le PC familial à des titres comme Double Dragon ou encore Prince of Persia ou Xenon 2 (le tout avec une palette de couleurs ma foi peu développée – CGA power ^^). Vint le jour où mes parents m’ont acheté la compilation Super Sim Pack avec 2 jeux qui me faisaient grave envie : Italy 90 (et oui j’ai honte maintenant LOL mais je n’avais pas encore goûté à la joie de Kick Off) et Turbo Out Run… C’était magnifique car je connaissais Out Run chez les copains et donc là j’allais avoir une version encore améliorée sur le PC la machine du futur LOL. Bon la déception fut au rendez-vous lorsque je me suis rendu compte que sur PC et CPC, on était très loin du PC Master Race que l’on nous sert aujourd’hui, cette compil prévoyait Out Run original au lieu du Turbo réservé aux Atari et Amiga (c’était écrit à l’intérieur de la boîte si je me souviens bien / d’ailleurs c’était souvent trompeur à cette époque où les marketeux mettaient en avant des screenshots des lead versions ^^). J’étais quand même content de pouvoir jouer à ce titre arcade tellement prenant avec ses musiques si bien retranscrites malgré le son via Beeper interne et non via carte son (je vous ai dit que ça remontait à loin !). Pour vous donner une idée du son de l’époque, regardez la vidéo ci dessous ^^

Reverend

Pensez à passer la 2nd

Je crois avoir toujours vu Out Run dans les salles d’arcades de la fin des années 80 aux années 90, sur borne plus ou moins complète, avec ou sans cabine. Je sais que j’ai dû essayer la borne quelques fois, au même titre que Hang On, mais jamais ça n’a été un franc succès. J’ai presque plus de souvenirs de m’être mis au volant sans insérer la moindre pièce et faire semblant de conduire, un peu comme dans ces manèges de centres commerciaux en forme de camions de pompier ou de vaisseaux spatiaux. Tiens, je suis presque sûr d’avoir vu la borne en version stand-up dans le supermarché où nous faisions les courses familiales, mais encore une fois, n’étant pas très fort, je ne jouais pas. J’ai eu l’infâme version Amstrad CPC portée par les non moins infâmes US Gold, mais je préférais Crazy Cars. 


Si je devais retenir une impression de l’époque, c’était la classe ultime de pouvoir choisir sa musique avant de démarrer. Sinon, ce bel horizon infini, la difficulté qui ne me permettait jamais d’apercevoir le moindre check-point. En fait, Out Run est un jeu à l’aura incroyable mais que je connais très mal, la preuve, la honte aussi, je ne comprenais pas comment on pouvait espérer gagner dans ce jeu quand j’ai pu jouer aux bornes de Shenmue, ceci jusqu’à ce moment de grâce où j’ai enfin compris (il y a quelques jours) qu’il fallait passer la seconde vitesse !

Regis

Cheveux au vent

Même si les souvenirs sont lointains, Out Run demeure pour moi l’un des jeux de course majeurs de mon enfance. À l’époque, je jouais au foot en club (comme aujourd’hui d’ailleurs) et je me souviens être passé à plusieurs reprises par le troquet du coin pour acheter des bonbons et me désaltérer. J’étais en poussin ou quelque chose comme ça. Bref, dans le bar de ma commune, le gérant avait une petite borne qu’il changeait régulièrement. C’est notamment là que j’ai découvert l’extraordinaire Astérix & Obélix de Konami puis, plus tard, Out Run. Mais sincèrement, l’arcade était vraiment très peu développée dans ma campagne bretonne et je n’ai pas connu l’effervescence qu’ont pu connaître certains joueurs dans les villes de l’hexagone. Par conséquent, le souvenir le plus fort que j’ai d’Out Run, c’est sans conteste avec l’adaptation Master System. À cette époque, on traversait les routes de campagne à vélo et les copains n’étaient pas trop éloignés, sauf un qui habitait à perpette. Dans mon école, j’avais la chance d’avoir pas mal de potes qui avaient la console de SEGA et on se prêtait régulièrement des jeux. Si j’ai le souvenir d’Out Run, au-delà des parties interminables qui suivirent, c’est parce que je me souviens avoir enfourché mon vélo, fait plusieurs bornes et m’être tapé des pentes infernales pour aller choper le jeu qui était… chez le pote le plus éloigné ! Bien que sportif, je n’étais pas (et c’est peu de le dire) d’une endurance folle. Résultat, j’ai fait mon trajet aller, j’ai récupéré le jeu en échange d’un autre et je suis rentré. Une fois arrivé à la maison, je me souviens m’être affalé dans mon canapé pour enfin découvrir ce jeu de voiture. Il faut dire qu’elle me faisait de l’œil cette petite bagnole rouge (avec son nuage de fumée tout droit sorti d’une BD) sur la jaquette ! Quand j’ai allumé la console, j’ai halluciné quand j’ai vu qu’on pouvait choisir sa musique et j’ai adoré parcourir ces contrées paradisiaques au volant d’un superbe bolide. En plus, j’avais une belle blonde à mes côtés (bon ok, en pixels mais quand même) ! Out Run sur Master System m’a fait passer des heures inoubliables (bien que complexes au départ) et j’en garde vraiment un souvenir ému. Franchement, SEGA a effectué du bon boulot sur cette conversation. L’animation est très correcte, ça va parfois très vite, les décors sont variés et les graphistes ont peaufiné les détails. Dans le trafic, on note plusieurs véhicules différents et un beau travail a été accompli sur les ambiances (jour, crépuscule, nuit). Out Run, assurément une valeur sûre sur la console 8 bits de SEGA ! Quant à mes jambes, elles s’en souviennent encore !
(Visited 61 times, 2 visits today)