Bonjour amis(es) Legaciens, c’est Machintruc. Dans mon article du jour, on va remonter le temps, de quelques années, de décennies même et parler d’un des films les plus marquants (pour moi) des années 90. Le long métrage qui a relancé la mode des dinosaures sur les étagères (dont la mienne) de créatures plus effrayantes les une que les autres. Il s’agit de …… La famille Pierrafeu avec John Goodman, Rick Moranis mais aussi un des premiers rôles de la bonne magnifique Hale Berry. Nan je plaisante, je veux bien sûr parler de Denver, le gentil petit Dino violet qui fait du rock avec une guitare triangulaire et les lunettes de Gilbert Montagné. Bon, OK, OK je parle bien entendu du grand du majestueux Jurassic Park (et là je sais d’avance que vous chantonnez la musique de John Williams dans votre tête).

Ce film, je l’ai vu pour la première fois en 1994 chez un oncle qui est un passionné de cinéma. J’ai eu donc droit à la totale, son home cinéma sur des enceintes énormes, grand écran de 82cm, Edition Laserdisc (mais attention sur lecteur AUTO-Reverse). Enfin bref, dès le lancement quand on entend ça, on sait qu’on va perdre 2 points d’audition durant le film. Bref, je me rappelle avoir pris un pied total notamment lors de la scène de l’attaque du T-Rex.

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T-Rex, Illustration de notre cher Reverend

Le marketing autour du film était total, on a eu droit en plus du bestiaire en plastique (qui rugissait lorsqu’on actionnait une articulation), l’album de vignettes à coller (que j’avais également), les répliques des voitures, des posters, des fringues, des goodies floqués à tout va du logo du film et une palanquée de jeux vidéo. Quelque soit la machine, elle a forcément eu droit à son adaptation et vu qu’on est sur http://sega-legacy.fr/ , vous vous doutez bien que je ne vais vous parler des jeux Nintendo. Les versions Master System et Mega Drive n’ont de commun que leur titre « Jurassic Park » ce sont sinon deux jeux totalement différents et j’avoue que ma préférence va pour la version 8 bits.

« Vous n’avez pas le mot magique hinhinhin hinhinhin »  D. Nedry

1993, la Mega Drive est sortie dans l’hexagone depuis 3 ans, la Master System depuis maintenant un septennat et contrairement à nos amis fossilisés, elle a résisté à la météorite 16 bits. SEGA proposant continuellement des titres inédits à cette (merveilleuse ?) machine qui sont d’un point de vue qualitatif équivalents, voire supérieurs aux titres  du même nom sortis sur la dernière née de la firme d’Haneda et pour moi, Jurassic Park en fait partie.

Intro capturée par mes soins

Je trouve encore aujourd’hui l’intro vraiment magnifique, elle fourmille de détails. La vue d’hélicoptère avec son scrolling sur l’île, les instruments de bords qui sont animés, les hommes qui bougent les bras sur la plate-forme d’atterrissage, les écrans d’ordinateurs qui buggent, les feux de la porte qui s’allument et le mouvement de caisse quand Grant monte puis démarre la Jeep. Je trouve cela vraiment impressionnant. Pour rappel, on est sur 8 bits et même sur 16 bits avoir une intro aussi détaillée était une chose plutôt rare (NDLR : il n’y a qu’à voir les jeux Jurassic Park sur 16 bits).

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Raptor, Illustration de notre cher Reverend

Autre chose totalement inédite, l’Histoire. Ici exit le contexte du film ou un groupe d’humains doit survivre à un zoo préhistorique devenu fou  sous l’action combinée d’une tempête tropicale, d’un informaticien véreux et d’une coupure de courant. Dans cette version, nous devons re-capturer des dinosaures qui se sont évadés de leur enclos suite à un bug informatique pour que le parc puisse ouvrir au public. Deux hypothèses possibles à cet écart de scénario avec le film, soit les développeurs n’ont eu qu’un scénario partiel de Spielberg et ils ont meublé comme il le pouvait ou alors c’est volontaire et çà tient du génie. Dans tous les cas, l’univers du film est bien présent avec son bestiaire au complet.

« Bienvenue à Jurassic Park » – J. Hammond

Une fois l’intro terminée, on se retrouve devant un mini HUB représentant la carte de l’île. On peut alors choisir l’ordre dans lequel on souhaite parcourir les enclos afin de capturer nos colosses  fraichement évadés (Tricératops, Vélociraptor, Ptéranodon ou le Brachiosaure). Une fois nos 4 premières proies capturées, un ultime reptile fera apparition sur la carte. Il s’agit du….. T-REX  (<== il ne fallait pas surligner le mot magique 😛 )

« Rex ne veut pas qu’on le nourrisse, il veut chasser.» – A. Grant

Une fois le niveau sélectionné, on doit rejoindre notre destination en Jeep. On se souvient tous de la fameuse scène de la poursuite entre la jeep et le T-Rex, cette phase de jeu en est fortement inspirée.

Lors de notre trajet jusqu’à l’enclos, notre Jeep est attaquée par une multitude de bestioles à pattes (ou à ailes selon l’enclos choisi sur le HUB). Il nous faut survivre à ce voyage et repousser leurs assauts. On passe à un jolie mode rail shooter où l’on dégomme du dino à coup de fumigène pour protéger notre 4×4. Lorsqu’on touche les petits bipèdes, on peut récupérer (avec un peu de chance) des bonus comme des points d’énergie supplémentaire utilisables pour le niveau à venir, 1 vie ou 1 potion de santé. Après quelques instants, un monstre bien plus imposant viendra vous tenir compagnie et il faudra anéantir sa barre de vie pour en venir à bout. Que l’on réussisse ou non cette étape, nous ne perdons pas de vie en cas d’échec. Le niveau se termine et on démarre la zone avec 1 seul point d’énergie rendant l’expérience un poil tendue mais pas irréalisable.

Personnellement, j’adore cette partie que je considère comme un « bonus stage » d’avant niveau, j’ai l’impression de retrouver la même tension et sensation que lors de la scène de poursuite du film. Le scrolling parallax est magnifique, Il faut avoir l’œil partout pour voir d’où arrivent les ennemis. Lorsque notre voiture subit des dommages, cela est visible sur l’écran avec les dégâts apparents. Lorsque le « mini boss » arrive, sa taille comparée à notre Jeep est monstrueuse et la musique change pour une plus stressante. Mais surtout vu qu’il est nettement plus coriace, il se rapprochera rapidement de votre hayon et si vous visez mal à cause d’une bosse sur la route qui déstabilisera votre mire, il n’hésitera pas à donner des coups de crocs dans le coffre.

« Ne faites plus un seul geste, sa vision est basée sur le mouvement »A. Grant

La suite des niveaux est plus traditionnelle, on est sur un platformer-action plus classique. Chaque enclos a son bestiaire et un environnement spécifique.

Le territoire des Tricératops est une zone boisée prise dans l’orage où éclairs, tornade et incendie viendront perturber votre avancée en plus des quelques Gallimimus qui, une fois sortis des buissons, foncerons sur vous. Un niveau assez simple, idéal pour prendre la main sur le jeu.

A partir de là, ça se complique, la zone des Raptors est surveillée de prés par les Pteranodons qui plongeront sur vous à vue. La zone est (d’après le manuel) la centrale électrique de l’ile, atteindre l’entrée du bâtiment est assez simple cependant parcourir l’intérieur est nettement plus compliqué. Les Raptors font des sauts de cabris dévastateurs. Arriver jusqu’au boss demandera reflex et rigueur.

Le niveau des Brachiosaures commence par une visite de la remise où les Raptors ont encore élu domicile, une fois traversé, on se retrouve le long des berges où ces curieux sauropodes géants nous feront signe de la tête (mais sans éternuer). L’affrontement final se fera sur le lagon avec un radeau pneumatique. Pour moi le niveau le plus intéressant et le plus beau du jeu.

L’enclos du Ptéranodon est un périmètre plus labyrinthique où on alterne les cavernes et les ascenseurs pour arriver à la zone de boss. On croisera des Dilophosaures, les meilleurs amis de Nedry.

Le dernier niveau…………. No spoil, je vous laisse le découvrir par vous même.

« Petite futée »  – R. Muldoon

Pour faire face à cette panoplie du Crétacé, notre trappeur en herbe est équipé comme John Matrix. En appuyant sur pause, il nous est possible de choisir son armement. Il est possible d’utiliser un fusil à munition tranquillisante, qui tire horizontalement sur une longue portée. Arme idéale pour les dinosaures rampants ou bipèdes. Un lance grenade qui shoot en diagonale avec un effet de souffle, parfait pour se débarrasser des animaux volants. Des grenades explosives qui une fois qu’elles touchent le sol, dégagent un mur de flamme. Idéal pour les Raptors et leurs sauts imprévisibles. Pour finir une trousse de soin qui s’obtient en touchant 10 bestioles à travers les niveaux. A garder pour le grand final.

Cet attirail aux munitions illimitées permet de s’adapter à toutes les situations. Même si l’utilisation du fusil tranquillisant permet de se sortir de la majorité des situations, il faut parfois jongler d’une arme à l’autre entre 2 rencontres préhistoriques. L’avantage de ce système est que cela permet une grande variation de gameplay en fonction de la situation. Mais il y a UN GROS défaut, le bouton Start se situe à l’autre bout du fil de la manette. Donc y jouer confortablement à l’époque n’était pas forcement top, il avait bien quelques techniques comme celle « du petit frère » où j’appuie en avec le pied droit en levant à peine les fesses du divan mais ce n’était pas sans risque surtout sur la Master System première génération. La moindre erreur d’appréciation ou de ripage se soldait par un reset critique. Heureusement, aujourd’hui la technologie nous permet de gommer ce défaut.

65 années d’évolution :

Que dire de plus de cette monture 8 bits de Jurassic Park. C’est un jeu plaisant, magnifique bourré de détails et d’animations. Le jeu est fluide même si par moment, il a tendance à clignoter un peu mais cela reste super agréable à regarder et jouer. Elle n’a rien a envier aux versions 16 bits et supérieures. Un incontournable de la Master System (ou Game Gear).

Les captures du jeu proviennent de la version Game Gear en tout point identique à la version MS, c’est juste que j’ai trouvé une rom en VF. C’était plus sympa à jouer.

ps: N’oubliez pas de cliquer sur les liens, ils sont fais pour ça 😉

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